Chers amis,
Suite aux courriels et autres écrits particulièrement orientés des présidents du Trèfle (Document 1) et de la FNRG (Note info AIGS n° 4770) sur la constitution du CCAG, j’ai décidé d’établir une chronologie des faits avec copie des courriers échangés. Chacun pourra constater le manque de sincérité de ces deux présidents.
Tout d'abord, les problèmes au sein du CEAG sont antérieurs à l'arrivée de la nouvelle équipe à la tête de l'UNPRG en mai 2010. Des décisions, du conseil d'administration national de 2009 et 2010 prises, à la majorité des administrateurs, demandaient déjà le retour à la présidence tournante. L'ancien président s'en était entretenu avec le Directeur Général de la gendarmerie de l'époque le Général GILLES.
- 29 Juin 2010 : Entretien avec le Général DENIZOT au siège du Trèfle à la caserne Tournon à Paris en compagnie de Jean-Pierre VIROLET. La conversation a porté principalement sur le retour à la présidence tournante et l’acceptation par l’UNPRG de l’entrée de l’AAFMG et d’une association de réservistes au sein du CEAG. Le Général DENIZOT était d’accord sur le principe du retour à la présidence tournante et nous a déclaré que le CEAG sans l’UNPRG ne pouvait perdurer. Il conclut en nous disant qu’il allait tenter de convaincre les deux autres associations pour le retour à la présidence tournante. Le même jour, j’adresse une lettre n° 240/10 UN au Président du CEAG.
(Document 2)
- 31 Août 2010 : Réunion à la caserne Tournon des quatre présidents du CEAG. Le Général DENIZOT annonce que la SNAAG et la FNRG refusent le retour à la présidence tournante. Cette condition, fixée à plusieurs reprises par le conseil d’administration national de l’UNPRG, est le préalable à toute autre discussion. Les négociations étant bloquées, avec Jean-Pierre VIROLET, nous saluons l’ensemble des participants et nous quittons la réunion.
- 01 Septembre 2010 : Le Général DENIZOT adresse un courriel dans lequel, il reconnait que l’UNPRG a fait un pas vers l’ouverture, et qu’il va rencontrer à nouveau les présidents de la SNAAG et de la FNRG pour les convaincre de revenir à la présidence tournante.
(Document 3)
- 27 Octobre 2010 : Les trois associations se réunissent pour étudier les propositions de l’UNPRG : À savoir élargissement du CEAG à d'autres associations de la gendarmerie et retour à la présidence tournante.
- 28 Octobre 2010 : Après le conseil d’administration de la Fondation MG à la caserne Tournon, le Général DENIZOT m’annonce que les trois associations refusent définitivement le retour à la présidence tournante. Le motif invoqué et rappelé par le président de la FNRG dans la note info AIGS n° 4770, je cite : " l'objectif était que ce ne soit pas un président lambda d'une association quelconque qui représente le comité (sic) "
- 01 Février 2011 : Les relations se tendent avec le président du Trèfle suite à l’envoi par l’UNPRG et l’ESSOR d’un communiqué à l’AFP dénonçant les fermetures des escadrons de RENNES et NANTES. Dans le même temps sous la pression des syndicats, le ministre de l’intérieur fait marche arrière pour la fermeture des CRS de MARSEILLE et LYON. Ce n’est qu’à 12H48, après sans doute avoir eu connaissance du communiqué de l’UNPRG, que le CEAG réagit. A 14H32, le Général DENIZOT envoie la première mouture d'un communiqué et signale qu’il prend attache avec le cabinet du DG pour avis et présenter un texte responsable. Ce n’est qu’à 16H23, que le communiqué du CEAG est envoyé à l’AFP. Le processus employé démontre clairement la subordination du CEAG et de son président vis à vis de la DGGN.
(Document 4)
- 15 Juin 2011 : Le président du CEAG adresse une lettre à l’UNPRG mentionnant que les trois autres associations se sont réunies et ont rédigé un nouveau protocole d’accord pour la création du CCAG. Il nous est demandé de donner une réponse pour le 15 Juillet.
(Document 5)
- 11 Juillet 2011 : Par lettre n° 136/11 UN, je décris les irrégularités de la procédure employée par les trois autres associations. Celles-ci ont délibérément mis à l’écart l’UNPRG du processus de modification du protocole en cour. Elles proposent la constitution d'un nouveau comité avec le maintien de la présidence tournante. Dans mon courrier, je demandais l’application des termes du protocole initial dans la mesure où l’UNPRG figurait bien comme membre fondateur. Un sondage, réalisé début juillet auprès de l'ensemble des présidents départementaux, cautionne cette revendication à plus de 90%. Cette lettre restera sans réponse.
(Document 6)
- 8 Septembre 2011 : Le président du CEAG m’annonce qu'il a réuni, le 6 Septembre à Paris, plusieurs associations auxquelles il a donné lecture de ma correspondance du 11 Juillet alors que cette lettre était uniquement destinée aux membres du CEAG. Les associations se sont accordées sur un projet amendé par rapport à la version du 15 Juin. Le général DENIZOT me fixe la date du 10 Octobre pour faire connaitre la position de l’UNPRG.
(Document 7)
- 15 et 16 septembre 2011, le conseil d'administration de l'UNPRG, réuni à VENDES (Cantal), décide à l'unanimité de ses membres, par un vote à bulletins secrets, de ne pas s'associer au CCAG dans le respect des décisions des présidents départementaux.
Pour l’information de tous, je cite les déclarations du nouveau président du Trèfle sur son site : " L’UNPRG n’a jamais étéécartée du processus de construction de ce protocole (sic) " et celles du président de la FNRG dans la note info AIGS n° 4770 parlant de la création du CCAG: "C’est un travail de longue haleine qui aduré presque un an (sic)". Ces déclarations sont contradictoires et dénotent clairement que l’UNPRG a bien été mise à l’écart des discussions puisque, les trois associations se sont réunies entre elles à plusieurs reprises pour élaborer le protocole du CCAG. Il nous a été simplement fixé deux dates butoir 15 juillet et 10 octobre que je qualifierais d’ultimatum pour faire connaitre notre position.
Dans ces circonstances, l'UNPRG reste, de droit et de fait, la seule association membre du CEAG, lequel n’a pas été dissous à ce jour. Forte de plus de 32000 adhérents, elle est capable d'agir seule, ou dans le cadre d'autres comités dont elle fait partie, pour défendre les intérêts de nos adhérents retraités et actifs auprès des décideurs au plus haut niveau de l'État.
La rédaction de cette chronologie sera ma dernière intervention sur ce sujet. J’apporte des preuves aux allégations fantaisistes colportées par des gens qui veulent nuire à l’UNPRG et discréditer ses dirigeants. Quant aux attaques personnelles contre ma personne, elles ne m’affectent pas. Ce ne sont que des « gouttes d’eau sur des feuilles de sauge ». Les dirigeants de l’UNPRG préfèrent les résultats aux petites phrases de cour d’école et n’ont pas le temps de faire des déclarations burlesques du genre : « la diversité des associations est nuisible. Nous devrions faire comme en Italie, où il n’y a qu’une seule et unique association pour les gendarmes, qu’ils soient actifs, retraités ou réservistes sic ». (Dépêche n° 4770 AIGS du 28.11.2011).
Ces propos sont irresponsables pour deux raisons. La première, son auteur n’ait pas censé ignorer le statut militaire Français sur le droit associatif des militaires. La seconde, diminuer le nombre d’associations est absurde. L’interviewé a une méconnaissance totale du poids de l’économie sociale des associations dans la comptabilité nationale et du pourcentage d’emplois salariés (9%) dans les institutions sans but lucratif. Chacun appréciera à cette juste valeur cette incompétence.
Henri MARTINEZ
Président national.
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 | Mise au point suite au communiqué du Président de l’UNPRG Les propos fallacieux et disproportionnés du président de l’UNPRG, relatifs à la création du comité de coordination d’associations de gendarmerie (CCAG) me conduisent à réagir. Suite à lélaboration d’un premier « accord inter-associations en vue d’une action commune » signé en 1989, le comité d’entente (CEAG) a été institué dans sa forme récente en 2006 en regroupant l’UNPRG, la FNRG, la SNAAG et le Trèfle. Cette structure avait vocation à définir et à défendre des positions communes quant à la situation des personnels retraités ou à l’avenir de la gendarmerie.Depuis plusieurs mois, l’entente a cessé de fonctionner en raison de positions inconciliables ou d’actions unilatérales du nouveau président de l’UNPRG. S’installant dans une dialectique agressive et revendicative, il se distingue non seulement des autres présidents d’associations de gendarmerie, soucieux d’une démarche avant tout constructive, mais aussi des officiers et sous- officiers qui ont exercé des responsabilités et conservent par là même le sens de la mesure. Refusant cet immobilisme, plusieurs associations ont décidé de créer une nouvelle coordination régie selon les termes d’un protocole mis au point en commun et qui peut, à tout moment, être élargie à d’autres. L’UNPRG n’a jamais été écartée du processus de construction de ce protocole. Son président est resté délibérément sur sa ligne dure en refusant le projet de texte et en ignorant les offres de dialogue. Pour autant, elle peut à tout moment rallier la coordination sous réserve que, comme toute autre association, elle en fasse la demande, soit agréée par une majorité des membres et observe les règles définies par le protocole dans le cadre d’actions qui requièrent de la coordination. Il n’y a rien de discriminatoire ou d’anarchique dans la constitution du CCAG. Cette formule employée par le président Martinez se veut accrocheuse, elle sous-entend que seule son association serait représentative et crédible. Elle est effectivement représentative et crédible, mais elle n’est pas la seule. Quant à l’anarchie au sein des associations de gendarmerie, elle reste à démontrer. L’UNPRG est une structure ancienne et organisée. Elle a acquis sa respectabilité par le travail et la dignité de ses anciens responsables mais rien ne l’autorise aujourd’hui à dénigrer les autres ou à se présenter comme le seul interlocuteur pour défendre les intérêts de la gendarmerie. La clé du ressentiment des dirigeants de l’UNPRG est probablement le principe adopté pour la présidence du CCAG, déjà en vigueur au sein du CEAG et instituant une présidence permanente confiée au président du Trèfle. Déjà mal vécue dans le cadre du CEAG, ils la rejettent aujourd’hui parce que cette disposition ne leur permet pas de faire valoir au titre de la coordination leurs positions particulières. Les associations membres du CCAG ont souhaité ou accepté ce principe pour obtenir une représentativité qui ne dévie pas vers le corporatisme voire le syndicalisme. Au demeurant, le président du CCAG n’est pas omnipotent, il est assisté et accompagné par les autres présidents. En conclusion, les polémiques et les provocations du président de l’UNPRG, si elles le servent pour asseoir son autorité, nuisent en premier lieu à l’image de cette association mais aussi, ce qui est plus grave, à celle de la gendarmerie et de ses personnels. Les associations membres du CCAG déplorent ces positions affligeantes mais les relativisent en considérant qu’il y a d’autres enjeux plus importants que les agitations picrocholines du président de l’UNPRG. Général de corps d’armée (2S) Christian BRACHET, Président du Trèfle
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