24 mars 2012 Assemblée générale |
|  | En présence des autorités civiles et militaires, l’Union Départementale de la Sarthe ( UNPRG) tenait son assemblée générale et statutaire, le samedi 24 mars 2012 à Pruille le chétif. Après la présentation du programme, le rapport moral de la dernière assemblée a été approuvé à l’unanimité Il a été procédé ensuite à la lecture du rapport moral, par Xavier HERCE, en l’absence de Guy HOUDAYER, secrétaire excusé, puis du rapport financier par Loïc DELAUNAY. Les membres du bureau étant renouvelables par moitié tous les deux ans, il a été procédé au vote. C’est ainsi que Claude DESMARD, Xavier HERCE, Daniel LE PROUX, André NOEL, Charles PACREAU, Patrick LEBRUN, Guy HOUDAYER, Bernard SUZANNE et Christian KABALIN ont été réélus à l’unanimité. Nicole GOYER candidate pour entrer au CA a également été élue, Jacques PASCOT, ayant décidé de ne pas se représenter. Au cours de cette réunion, où 150personnes assistaient, le Président Jean Luc FLEURY a indiqué que l’association Sarthoise qui regroupe près de 370 personnes à l’échelon départemental poursuivait plusieurs buts : Se défendre, s’entraider, se retrouver et se renseigner. Il a réaffirmé les orientations prises par l’association, en particulier son rôle social auprès des plus âgés et des Veuves. Il s’est dit relativement confiant sur les effectifs puisque presque 20 nouveaux adhérents rejoindront l’association en 2012. Il a voulu mettre en exergue également le rôle de l’association dans sa transmission d’informations diverses, notamment par internet. Il s’est dit inquiet sur l’impact du coût de la dépendance sur les pensions de retraite en particulier sur les reversions Au cours de cette journée, les Retraités Sarthois, ont réaffirmé leur crainte sur le devenir de la Gendarmerie dans les années à venir, même si le spectre d’une fusion avec la police semble actuellement écarté. . Le Vice Président National Gérard SULLET a tenu à rappeler la ligne de conduite du bureau national concernant la défense des intérêts des retraités et des actives en faisant également allusion au journal « l’ESSOR » qui fait référence auprès des médias nationaux. Il a insisté également sur le rôle des membres du bureau national présents près des organismes militaires de la Défense, en mettant en exergue un effort accru de l’UNPRG et de l’ESSOR dans le domaine de la communication avec régulièrement l’envoi de communiqués de Presse à l’AFP Son intervention a été fortement appréciée des participants qui ont pu mesurer le rôle important des membres du conseil d’administration national autant dans le domaine de la communication, de la représentativité de l’UNPRG au sein des plus hautes instances nationales que dans l’étude juridique et administrative des dossiers complexes.. Après le dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune, Bernard SUZANNE se voyait remettre la médaille UNPRG par Gérard SULLET. A l’issue du vin d’honneur, un repas amical réunissant 120 personnes clôturait dans la bonne humeur et la convivialité, ce congrès départemental. Jean Luc FLEURY Président |
|  | LA VIE ET L’ŒUVRE DE M. BONSENS La vie de M. BONSENS avait été pleine et entière. Il avait traversé les ans, sans trop d’encombres, malgré les drames des guerres et son cortège de souffrances. Il faut dire que le bonhomme était adulé ; chacun appréciait son expérience et en même temps profitait de sa sagesse. La famille, les amis, tout le monde l’écoutait ; personne n’aurait pris une décision importante sans le consulter. Même les gendarmes locaux lors de » leurs tournées de communes « venaient le voir ; c’était la mémoire vivante du village. Vers les années 80, il sentit son influence décliner. La machine prenait déjà le pas sur l’homme ; l’individualisme et l’égoïsme pointaient leur bout du nez ; la cohésion familiale et sociale était déjà en chute. Et puis vinrent les années 2000 ; notre pauvre homme fut complètement déboussolé. Il vit arriver de nouveaux groupes d’influents : les Messieurs Technocrates, Les M. Statistiques, Les M. Rendement, les M. Objectifs, sans oublier les M. Y’A QU’A ET FAUT Q’ON qui sévissaient toujours. Malgré, cela il continua à adhérer au monde associatif. Dans le même esprit, il entendit de nouveaux mots qu’il ne comprenait pas toujours le sens : Internet, Facebook, twitter. Il assistait, impuissant à la déliquescence du noyau familial (divorces, individualisme, etc). IL avait l’impression de gêner, personne ne l’écoutait, ne faisait attention à lui, même les gendarmes passaient et repassaient devant son domicile, sans s’arrêter. Fatigué, épuisé, il mourut dans l’indifférence générale. Il n’y avait pas beaucoup de monde à son enterrement. Par contre, M. Technocrate et tous les autres… avait adressé, par mail, à la famille, un courriel de condoléances. Les associations auxquelles il appartenait assistèrent aux obsèques et aidèrent par la suite, la famille à établir tous les documents administratifs. Il n’était déjà plus de ce monde lorsque la crise arriva, le pessimisme ambiant régnait…. Que des mauvaises nouvelles dans ce monde virtuel où petits et grands pianotaient sur « son ordi, sa tablette, son portable, son iphone, son ipad jouait avec la wii ». Concentré sur sa machine, chacun ne faisait pas attention à son voisin en difficulté mais connaissait tout de la vie et de l’œuvre du Japonais ou du Chinois… vivant au bout du monde. Et puis le drame arriva sans prévenir…. Panne générale mondiale…. Plus d’internet, plus de Face Book, de twitter. Chacun se sentit tout d’un coup démuni…orphelin de la machine…Pendant ces jours terribles de « privation de machines », on se redécouvrit… les enfants et les petits enfants allèrent se recueillir sur la tombe de M. BONSENS. On fit connaissance avec ses voisins ou d’autres personnes de son entourage, même les gendarmes se mirent à contacter à nouveau la population. On commença à s’intéresser au monde associatif, on remit l’homme au centre de la vie et non la machine au centre de la vie… Rassurez vous la panne ne fut que de courte durée ; chasser le naturel , il revient au galop … cependant on avait quand même compris que tout ce monde de technologies pouvait basculer en quelques secondes et qu’il était peut être temps de s’intéresser à nouveau aux enfants et aux petits enfants d’un certain M. BONSENS …….qui pouvaient, en ces temps de crise, être encore utiles à notre société. Jean Luc Fleury UD 72 |
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