Mesdames et Messieurs,
Chères adhérentes, chers adhérents,
Chères lectrices, chers lecteurs,
Bonjour à toutes et à tous,
Le 22 juillet 2025, par courrier n° 071/2025 UN, j’ai alerté Monsieur Éric Lombard, alors ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, en lui transmettant la lettre adressée à Monsieur François Bayrou, Premier ministre, afin d’exprimer nos préoccupations concernant le pouvoir d’achat des retraités au regard des orientations du budget 2026.
Le 4 septembre 2025, Madame Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics, m’a indiqué avoir été saisie par Monsieur le ministre et m’a assuré qu’elle me tiendrait informé. Quelques jours avant de rejoindre la présidence de la Cour des comptes, elle m’a adressé, le 4 février 2026, un second courrier faisant le point sur les réflexions transmises au nom de l’UNPRG.
Si l’on peut se féliciter que notre démarche n’ait pas été ignorée, la réponse fournie reste en décalage avec nos interrogations. Alors que mon courrier portait spécifiquement sur les grandes orientations du budget 2026 et les travaux préparatoires à la loi de programmation des finances publiques, la ministre se limite à rappeler les mesures prises entre 2022 et 2025 pour soutenir les retraités les plus modestes. Je ne conteste évidemment pas ces avancées, nécessaires pour éviter un basculement accru dans la précarité. Toutefois, elles ne répondent en rien à la question centrale : quelles dispositions sont prévues pour la classe moyenne, celle qui contribue déjà largement au redressement national et à qui l’on demande toujours davantage d’efforts ?
De même, aucune réponse n’est apportée à l’idée qu’il n’appartient ni aux retraités ni aux travailleurs de porter seuls le poids d’une dette publique dont ils ne sont pas responsables. Il revient à l’État de faire preuve de responsabilité, de mettre fin à certaines politiques dispendieuses et de hiérarchiser clairement les véritables urgences du pays.
Je vous invite donc à prendre connaissance des deux courriers de Madame Amélie de Montchalin, dans leur intégralité.
Maintenant, si je souhaite obtenir davantage d’explications sur le bien‑fondé du budget 2026, il me reste la possibilité d’interpeller la Cour des comptes. Vous savez, cette juridiction financière de l’ordre administratif en France, chargée notamment de contrôler la régularité des comptes publics de l’État, des établissements publics nationaux, des entreprises publiques, de la sécurité sociale, ainsi que des organismes privés bénéficiant d’aides publiques ou faisant appel à la générosité du public. Elle informe le Parlement, le Gouvernement et, plus largement, l’ensemble des citoyens sur la sincérité et la régularité des comptes.
Mais… dites‑moi. N’est‑ce pas Madame Amélie de Montchalin qui en assure aujourd’hui la première présidence ? Quoi… vous avez dit conflit d’intérêts ?
Je vous laisse apprécier.
Bonne lecture,
Bien cordialement à toutes et à tous,
Daniel GONFROY
Président national de l’UNPRG
Tél : 01 48 75 78 41
Port : 06 70 31 15 85

1er courrier : cliquer ici
2ème courrier : cliquer ici