Mesdames et Messieurs,
Chères adhérentes, chers adhérents,
Chères lectrices, chers lecteurs,

Bonjour à toutes et à tous,

Dans mon dernier mot du président, j’ai porté à votre connaissance le courrier adressé le 27 février 2026 à Monsieur Olivier Bouchery, directeur des ressources humaines du ministère des Armées, afin de lui faire part de notre désapprobation concernant le projet de suppression du Conseil Permanent des Retraités Militaires (CPRM).

Le 27 avril 2026, le DRHMD m’a adressé sa réponse, référencée n° 215/ARM/SGA/DRH‑MD/SR‑RH/SDFM/NP. Ce courrier que vous trouverez ci‑dessous dans son intégralité, fait clairement apparaître que, même si les comptes rendus des réunions interministérielles ne sont pas communicables, la suppression du CPRM avait été actée de longue date, sur décision du Premier ministre François Bayrou.

Une fois encore, les instances gouvernementales se sont illustrées par l’absence totale de communication en amont, laissant les associations représentatives découvrir a posteriori une décision pourtant lourde de conséquences pour la concertation avec les retraités militaires.

Partant du principe que le Code de la Défense sanctuarise, par une disposition de valeur législative, la participation des retraités militaires au sein du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), rien ne s’oppose juridiquement à la suppression du Conseil permanent des retraités militaires (CPRM), lequel relève, lui, de dispositions réglementaires du même code.

Il n’existe donc aucun droit au maintien de cette structure, sa création comme sa suppression relevant exclusivement du pouvoir réglementaire.

Dans sa lettre, Monsieur Olivier Bouchery rappelle avoir engagé une refonte du dispositif de concertation des militaires retraités, fondée sur une logique de reconnaissance des associations selon des critères objectifs : leur caractère social, leur ancienneté et la réalité de leurs activités.

Cette reconnaissance résultera d’une analyse indépendante conduite par le Contrôle général des armées, ce qui devrait renforcer la légitimité des acteurs appelés à participer au processus de concertation.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du projet de renforcement du Comité d’Action des Anciens Militaires et Marins de Carrière (COMAC), appelé à terme à remplacer le CPRM en devenant une structure autonome d’expression des retraités militaires.

Avant de conclure son courrier, le DRHMD rappelle que la réforme engagée répond à une logique de simplification et de renforcement de la concertation, à laquelle il demeure profondément attaché. Il souligne également que cette concertation sera désormais articulée autour du CSFM, qui en constituera le point nodal.

Comme mes camarades du COMAC, je prends acte de cette réforme, qui n’est plus à débattre mais à appliquer.

Je formule donc le souhait que la transformation du COMAC devienne un exemple de concertation et de transparence. Et surtout, conformément aux engagements du directeur des ressources humaines du ministère des Armées, qu’elle s’inscrit réellement dans une volonté de simplification et de renforcement du dialogue, et non dans une logique budgétaire. Il est essentiel, et les composantes du Comac y veilleront, que cette évolution permette aux retraités militaires de faire remonter leurs interrogations et leurs inquiétudes jusqu’au niveau du ministère, dans un esprit de confiance et de respect mutuel.

Ne souhaitant pas aller plus loin dans mes propos, je vous laisse prendre connaissance du courrier du DRHM dans son intégralité.

Bonne lecture,
Bien cordialement à toutes et à tous,

Daniel GONFROY
Président national de l’UNPRG

Tél : 01 48 75 78 41
Port : 06 70 31 15 85

Courrier du DRHMD : cliquer ici