Le 3 juin, le président de l’union départementale, accompagné de Geneviève Collignon, s’est rendu au domicile de la fille de Blanche Albert afin de célébrer le centième anniversaire de cette veuve de l’Arme, née le 29 mai 1926 à Vincennes.
Entourée de sa famille, Blanche Albert a accueilli ses visiteurs avec beaucoup de vivacité et une mémoire toujours remarquable. Un anniversaire chargé d’émotion pour cette femme au parcours intimement lié à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et à la Gendarmerie.

Blanche rencontre son futur époux durant la guerre. Le couple se marie le 6 mars 1943. Quelques jours plus tard, le 11 mars, ils sont envoyés en Autriche dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO), afin de travailler dans une usine d’optique. Après neuf mois passés loin de la France, ils profitent d’une permission pour revenir dans leur pays et décident alors de ne plus repartir. Cachés, ils seront déclarés réfractaires au STO.
En 1945 naît leur première fille. Son mari, considéré comme enfant de troupe, est ensuite envoyé en Indochine jusqu’en 1948. En 1954, il rejoint la Gendarmerie. Sa carrière débute à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, avant de s’achever à Monnaie, en Indre-et-Loire, en 1976. Il décédera en janvier 1994.

Deux autres filles viendront agrandir la famille. Aujourd’hui, Blanche Albert est l’heureuse grand-mère de quatre petites-filles, arrière-grand-mère de dix arrière-petits-enfants et arrière-arrière-grand-mère de deux enfants. Un troisième arrière-arrière-petit-enfant devrait prochainement voir le jour.
À l’occasion de ce centenaire, l’union départementale lui a remis la médaille du souvenir de l’UNPRG ainsi qu’une composition florale. Le capitaine Cyrille Decourt, du groupement de Gendarmerie d’Indre-et-Loire, ainsi que le représentant de la CNG, lui ont également offert plusieurs présents.
Une journée chaleureuse et empreinte de reconnaissance pour saluer un siècle de vie et de souvenirs.
Philippe Lebeur, président.