C’ est avec beaucoup de tristesse que je me présente devant vous pour dire quelques mots sur mon ami Henri Estrade, qui vient de larguer les amarres pour rejoindre l’au-delà.

Henri a été un valeureux militaire qui a servi les Armes de la France. Le drap tricolore qui recouvre son cercueil en témoigne. La présence parmi l’ assistance de plusieurs amis retraités dont certains ont travaillé plusieurs années aux côtés d’ Henri notamment à la brigade de Recherches d’Auch, ainsi que la présence du major Mouchet de cette même unité montre l’amitié et l’estime qui caractérisaient Henri.

Henri tu as d’ abord été un marin. A 17 ans en 1953, tu signes un engagement dans la marine nationale. Tu feras un séjour en Indochine puis en Algérie. A la fin de ton contrat en 1957, te voilà dans la marine marchande, que tu quittes en 1966 pour entrer dans la Gendarmerie nationale.

Tu rencontres Claudie que tu as épousé en 1968. De cette union est né un garçon, Eric. Je ne doute pas que tu as été un mari et un père aimant.

Après l’ EGM d’Amiens (80), la brigade de La Courtine (23), la brigade de Jegun (32), te voilà en 1975 à la brigade de Recherches d’ Auch. C’ est là que je t’ ai connu en 1985. Tu occupais la fonction d’adjoint au commandant de brigade. Tu étais déjà un gendarme enquêteur très expérimenté et respecté. Pendant près de 5 années, nous avons travaillé ensemble à la BR d’ Auch. J’ ai appris à tes côtés le travail méticuleux et rigoureux que demande une enquête judiciaire. Tu m’ as toujours impressionné par ton calme , quelque soit la situation, et par tes jugements toujours raisonnés et judicieux.Tu étais très discret, humble, mais toujours présent dès que l’ on avait besoin de toi. Discret – Humble – Efficace – C’ était toi , Henri ! Puis en 1988 tu as quitté la BR d’ Auch pour aller à la SR à Toulouse (31).

En 1990 tu fais valoir tes droits à la retraite. Tu reviens avec Claudie habiter à Auch, où tu retrouves tes anciens amis et collègues gersois.

Tu as adhéré à l’ UNPRG 32 dès ton retour à Auch (l’ association des retraités de la Gendarmerie du Gers). Tu y as été un adhérent fidèle. Nous nous voyons assez régulièrement. Mais ces dernières années, à cause de la maladie, tu as dû malheureusement t’en éloigné.

Henri tu peux être fier de ton parcours. Et que Sainte Geneviève, notre patronne, t’ accompagne jusqu’à l’au-delà, pour ce dernier voyage. Saches que tes amis, tes anciens collègues et frères d’ Armes ne t’ oublieront pas. A vous Claudie, à votre famille et vos proches, au nom de l’ union départementale gersoise de l’ UNPRG, je vous présente toutes nos sincères condoléances. Sachez que vous pourrez toujours compter sur notre amitié et notre soutien.

Henri, mon ami, reposes en paix.

Robert Mas