Le 5 novembre 2025, la commune de Gacé a officiellement inauguré sa nouvelle caserne de Gendarmerie lors d’une cérémonie empreinte de solennité et de mémoire. Placé sous la présidence de Hervé Tourmente, préfet de l’Orne, et sous l’autorité du général de division Éric Delain, commandant la région de Gendarmerie de Normandie, l’événement a rassemblé un large panel d’autorités civiles et militaires.
Les délégations militaires étaient venues en nombre : état-major du groupement, commandants de compagnie, commandants d’unité de la compagnie d’Argentan et militaires de la communauté de brigades de Gacé.
Le dispositif était placé sous les ordres du colonel Alexandre Vignaud, commandant le groupement de Gendarmerie départementale de l’Orne, tandis que les troupes rassemblées et le piquet d’honneur étaient dirigés par le major Flavien Picard, commandant la communauté de brigades de Gacé.
Plusieurs associations patriotiques ont pris part à la cérémonie :
- La Médaille militaire, représentée par son président Philippe Auffret et son trésorier Bernard Chevalier ;
- Le Souvenir français, conduit par son président Joseph Vivier ;
- Vive la Résistance, présidée par Christophe Bayard.
L’UNPRG était également présente avec son porte-drapeau, son secrétaire et plusieurs adhérents, dont Armel, Philippe, Bernard, Charles, ainsi que Robert, ancien commandant de la brigade locale.
Au terme de la partie militaire, trois gerbes ont été déposées au pied d’une stèle nouvellement installée et baptisée stèle Lieutenant Royant, en hommage à l’ancien gendarme de Gacé.
Les porte-drapeaux et représentants associatifs ont ensuite entonné La Marseillaise, scellant ce moment de recueillement.
Né le 8 février 1909 à Lignol (Morbihan), Joseph Royant intègre la Gendarmerie en 1936 et rejoint Gacé deux ans plus tard. Le 1ᵉʳ août 1943, il choisit de rallier les Forces françaises combattantes. Le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement, il quitte son poste pour prendre la tête d’un groupe de résistants.
Le 15 août 1944, une attaque allemande contre la ferme où il s’est réfugié provoque la mort de son fils Bernard. Capturé, Royant est fusillé. Il sera promu sous-lieutenant à titre posthume en 1949 et décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre avec palme et étoile d’argent, ainsi que de la médaille de la Résistance.
La petite-fille du lieutenant Royant, présente à la cérémonie, a indiqué que le nom de son aïeul continue d’être honoré à travers trois baptêmes : celui de la caserne de Gacé, celui d’une compagnie d’élèves de l’école de Gendarmerie de Châteaulin, et celui des cadets du groupement de Gendarmerie de l’Orne.
Jean-Paul Le Peuch
