Le dimanche 18 octobre 2026, la clairière des fusillés de Belle-Beille, à Angers, a accueilli la cérémonie annuelle en hommage aux Angevins exécutés par les nazis entre 1942 et 1944. Un rendez-vous solennel pour honorer leur sacrifice, faire vivre la mémoire de la Résistance et transmettre aux jeunes générations les valeurs de liberté pour lesquelles ces femmes et ces hommes ont donné leur vie.

Dans ce lieu chargé d’histoire, autorités civiles et militaires, élus, représentants des associations patriotiques, porte-drapeaux et nombreux jeunes se sont réunis autour de la stèle des fusillés pour rendre hommage aux victimes de la répression nazie.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Raymond Yeddou, secrétaire général de la préfecture de Maine-et-Loire, de Christophe Béchu, maire d’Angers, de Karine Engel, adjointe à la Mémoire, aux Armées et à la Maine, et de Valérie Kervévan, présidente du Comité départemental de la Résistance, de la Déportation et de la Victoire. Corinne Maussion et Nicole Dubré-Chirat figuraient également parmi les personnalités présentes, aux côtés des autorités civiles du Conseil Régional et départemental, et militaires et des représentants du monde patriotique.

Un hommage empreint de solennité et d’émotion

Après la montée des couleurs, plusieurs temps forts ont marqué cette cérémonie commémorative.

La lecture du message du Comité départemental de la Résistance, de la Déportation et de la Victoire, puis celle du poème La Rose et le Réséda, de Louis Aragon, ont rappelé la force des engagements et la fraternité qui unissait les résistants, au-delà de leurs convictions et de leurs différences.

L’appel des fusillés, accompagné d’un dépôt symbolique de drapeaux par des élèves, a constitué un moment particulièrement fort. Par ce geste, la jeunesse a pris toute sa place dans cet hommage, témoignant de la nécessité de transmettre une histoire qui ne doit jamais sombrer dans l’oubli.

Le Chant des partisans, le dépôt de gerbes et la minute de silence ont ensuite ponctué la cérémonie. Dans le recueillement, chacun a pu mesurer la portée du sacrifice de ces femmes et de ces hommes qui refusèrent l’oppression et payèrent de leur vie leur engagement pour la liberté.

L’UNPRG UD49 fidèle au devoir de mémoire

Attachée à la mémoire de la Gendarmerie, à la reconnaissance envers les anciens et à la transmission des valeurs patriotiques, l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie de Maine-et-Loire était représentée par son président départemental, Thierry Lesain, porte drapeau, accompagné de Michel Varlet, porte-drapeau de l’association, de Franck, représentant les Cadets de la Gendarmerie et porte fanion et de Michel Lemarchand, trésorier départemental, son épouse et porte-drapeau.

Par leur présence, Président, administrateurs, porte drapeaux, adhérents fidèles, ils ont témoigné de la fidélité de l’UNPRG UD49 à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté et de son attachement aux cérémonies qui entretiennent le souvenir des sacrifices consentis pour notre pays.

Le porte-drapeau occupe une place essentielle dans ces rendez-vous mémoriels. Son emblème représente l’histoire, les engagements et les valeurs d’une association. Il constitue aussi un lien vivant entre les générations, entre ceux qui ont connu les épreuves du passé et ceux qui ont désormais la responsabilité d’en préserver la mémoire.

La participation des jeunes, notamment lors du dépôt symbolique des drapeaux, a donné à cette commémoration une dimension toute particulière. Elle rappelle que le devoir de mémoire ne se limite pas à honorer les disparus : il consiste également à transmettre aux nouvelles générations le sens de leur engagement et les raisons de leur sacrifice.

Se souvenir, honorer, transmettre

Au-delà du cérémonial, l’hommage rendu à Belle-Beille nous invite à réfléchir à notre responsabilité collective.

La mémoire de la Résistance constitue un héritage commun. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont jamais des acquis à considérer comme définitifs. Elles sont des valeurs à défendre, à faire comprendre et à transmettre, avec vigilance et détermination.

En se rassemblant dans cette clairière, les autorités, les associations patriotiques, les porte-drapeaux et les jeunes ont réaffirmé leur volonté de ne pas laisser s’effacer le souvenir des fusillés de Belle-Beille.

Pour l’Union départementale de Maine et Loire, prendre part à ces rendez-vous mémoriels, c’est poursuivre une mission essentielle : honorer les anciens, entretenir le souvenir et contribuer à transmettre aux générations futures le sens de l’engagement, du courage et du devoir.

Se souvenir, c’est honorer ceux qui sont tombés. Transmettre, c’est faire vivre leur héritage. À Belle-Beille, le devoir de mémoire demeure une exigence collective.

Thierry Lesain, président