Le jeudi 18 juin 2026, le Château de la Lorie à Segré-en-Anjou Bleu a été le théâtre d’une cérémonie d’une rare intensité. Devant un parterre de plus de 150 personnes, comprenant l’intégralité de la compagnie de Segré, de hautes autorités civiles et militaires, ainsi que les forces vives locales, le chef d’escadron Grégoire Chalmeau a fait ses adieux au territoire. Un moment fort, sublimé par un discours vibrant d’humanité, de vérité et de reconnaissance envers ses personnels, ses partenaires et sa famille.

Une assemblée prestigieuse pour un chef d’exception

L’émotion était palpable sous les voûtes et dans les jardins du magnifique domaine mis à disposition par la grande générosité de Madame Florence de St Genys. Preuve de l’estime immense que suscite le commandant, les forces vives du département s’étaient donné rendez-vous.

Aux côtés de la colonelle Virginie Giudicci, commandant le groupement de Maine-et-Loire, des officiers du groupement, et de la sous-préfète Madame Djamila Medjahed, on notait la présence remarquée de la députée Madame Patricia Maussion, du Procureur de la République, ainsi que du général de division (2S) Christian Devy, grand témoin et adhérent fidèle, venu saluer l’éthique de ce chef militaire.

L’UNPRG particulièrement honorée et représentée

Particulièrement attaché aux traditions, aux valeurs de l’arme et au lien intergénérationnel, le chef d’escadron Chalmeau avait tenu à ce que notre association soit pleinement associée à cet événement marquant.

L’UNPRG était ainsi magnifiquement conviée et représentée en force par une délégation de son bureau restreint : son fidèle président Thierry, son dévoué trésorier Michel (accompagné de son épouse), ainsi que les membres du bureau Christiane et Bernard, et Daniel. Une place d’honneur qui témoigne de l’amitié sincère et du respect mutuel partagés entre le commandant de compagnie et notre union.

« Avoir foi en l’humanité » : La vision noble du commandement

Loin des bilans comptables et des chiffres froids, le chef d’escadron Chalmeau a livré un plaidoyer vibrant sur le sens profond du métier de gendarme. Pour lui, le commandement et le service public ne peuvent se concevoir sans une profonde empathie :

« Pour faire ce métier, il me paraît indispensable d’aimer son prochain… sans cela on exécute notre mission de service public de manière fade et sans supplément d’âme. Avoir foi en l’humanité est un prérequis pour exercer justement notre mission. »

Avec humour, il a d’abord évacué le clin d’œil historique de la date : « Le choix du 18 juin est purement fortuit. Même si la date peut susciter quelques élans de grandeur… rassurez-vous, je garde à l’esprit qu’entre le grand Charles et le petit Grégoire, la comparaison s’arrête au calendrier… », avant de recentrer son propos sur ce qui fait sa force : un optimisme chevillé au corps et un commandement basé sur une « communication de vérité ». Un chef au sens noble du terme, qui a su allier la rigueur militaire à une bienveillance managériale unanimement saluée.

Un hommage appuyé à notre association et aux anciens

Au cœur de ses remerciements, le commandant s’est tourné avec beaucoup d’affection vers notre association :

« Merci bien sûr à l’UNPRG et son fidèle président ici présent… cher Thierry, merci pour ton engagement et ton soutien. Michel pour ton engagement et ta constance. »

Il n’a pas manqué d’associer l’ensemble de nos camarades retraités, qualifiés de « témoins de notre histoire », en les remerciant chaleureusement pour leurs anecdotes, leur partage d’expérience et leur « lien indéfectible avec la maison gendarmerie ».

Aux militaires de la compagnie : « C’est vous les meilleurs ! »

Le moment le plus poignant du discours fut sans conteste l’adresse directe du chef d’escadron à ses troupes. Face à l’assemblée, il a rappelé la dure réalité du terrain, loin du confort des regards extérieurs. Évoquant les crises traversées ensemble — de la traque intense du fugitif évadé à Avrillé jusqu’aux drames humains, en passant par la gestion du Mondial du Lion ou le passage de la Flamme Olympique —, il a loué le courage de ses brigades, du PSIG et de la BR :

« Vous, vous y allez. Quand vous avez peur, vous y allez. Quand vous appréhendez la mission, vous y allez. Quand la fatigue s’accumule, vous y allez encore. (…) C’est là que réside votre force : dans ce sens du devoir, cette persévérance silencieuse et cette capacité à rester présents, quoi qu’il en coûte. »

Un hommage vibrant qui a profondément touché les sous-officiers et les familles, dont il a également salué le soutien de l’ombre.

Le juste retour des choses : Une vie de famille retrouvée

Derrière le grand serviteur de l’État et le chef militaire, l’homme et le père de famille ont également été mis à l’honneur. En rejoignant ses nouvelles fonctions de haute responsabilité à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) à Paris, Grégoire Chalmeau s’apprête à entamer un nouveau rythme.

Son épouse Marie et ses quatre enfants Alice, Léopold, Charles et Hector, qui l’ont soutenu tout au long de ces trois années intenses et particulièrement exigeantes sur le terrain segréen, vont enfin pouvoir le voir plus souvent et profiter pleinement de lui, loin des contraintes opérationnelles et des imprévus d’un commandement de compagnie.

Continuer à « bleuir les cœurs »

En guise de conclusion, le chef d’escadron Chalmeau a filé la métaphore de cette terre du Haut-Anjou qui l’a adopté :

« Après ces trois années passées à vos côtés, j’ai envie de croire qu’au-delà des lieux et des uniformes, nous aurons, ensemble, continué modestement à « bleuir » quelques cœurs… par notre présence, notre proximité et notre engagement. »

C’est sous des applaudissements nourris et prolongés que le commandant a pris congé. Il laisse une compagnie soudée, fière et prête pour l’avenir. Ses camarades, les élus et l’ensemble des membres de l’UNPRG lui souhaitent une réussite totale.

Merci pour tout, Mon Commandant, cher Grégoire et fidèle adhérent ! Bon vent dans tes nouvelles fonctions éminentes, ainsi qu’à ton épouse et tes enfants !

Thierry Lesain, président